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Prix du lait : conjoncture, marché et perspectives 2026-2027

En 2026, le prix du lait recule après le record de 2025. La production mondiale augmente plus vite que la demande, ce qui fait baisser les prix du beurre et de la poudre de lait. Cette situation pèse sur la rémunération des éleveurs, avec des écarts importants selon les laiteries. Cerfrance Loire-Atlantique fait le point sur les chiffres clés et les repères pour piloter votre exploitation jusqu’au printemps 2027.

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Le prix du lait baisse-t-il en 2026 ? L’essentiel en 30 secondes

En 2026, le prix de base moyen du lait devrait atteindre entre 415 et 420 € les 1 000 litres, contre 462 € en 2025, soit une baisse de 40 à 50 € en un an.

Cette baisse s’explique par une production mondiale trop importante par rapport à la demande. Pour écouler le surplus, les laiteries en transforment une partie en beurre et en poudre de lait. Mais ces produits sont eux aussi trop abondants sur le marché, ce qui fait baisser leurs prix de vente. Les laiteries gagnent alors moins d’argent en les vendant, ce qui contribue à réduire le prix payé aux éleveurs.

Les prix varient toutefois fortement selon les laiteries, de 405 à 470 € les 1 000 litres. Pour 2027, leur évolution reste incertaine.

Une production mondiale en hausse

En juin 2026, les cinq principaux exportateurs mondiaux ont collecté 3,5 % de lait en plus par rapport à juin 2025. La hausse atteint 3,8 % dans l’Union européenne, 3,2 % aux États-Unis et 3,6 % en Nouvelle-Zélande.

Cette production supplémentaire est transformée en fromage, en beurre et en poudre de lait. Sur les sept premiers mois de 2026, les exportations ont progressé de 9 % pour les fromages, de 23 % pour le beurre et de 5 à 12 % pour les poudres de lait.

Toutefois, la hausse de la production ralentit. En juin, la collecte mondiale n’a augmenté que de 0,5 million de tonnes, contre environ 1 million de tonnes par mois au cours des cinq mois précédents. En France, la collecte a même reculé en mai et en juin sous l’effet des canicules.

Quels impacts sur les prix du lait et des produits laitiers ?

Face à l’abondance de lait sur le marché mondial, les prix des produits laitiers ont baissé. Dès l’été 2025, le beurre a perdu 3 000 € par tonne en quelques mois, avant de se stabiliser autour de 4 200 € la tonne début septembre 2026. De son côté, la poudre de lait écrémé était tombée à 2 000 € la tonne en 2025, dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale. Depuis, son prix remonte, porté par l’intérêt croissant pour les produits riches en protéines, et dépasse 3 000 € la tonne en septembre 2026.

Cette baisse pèse directement sur les revenus des laiteries : lorsqu’elles vendent leur beurre et leur poudre moins cher, elles disposent de moins de marge pour rémunérer les éleveurs. La France reste toutefois en partie protégée grâce à son marché intérieur. Environ 40 % du lait français est exporté ou transformé en beurre et en poudre, des produits exposés aux variations des prix sur le marché mondial. Les 60 % restants sont commercialisés en France, notamment en grande distribution, où les prix demeurent plus stables. Cette répartition limite ainsi la baisse du prix du lait.

Les prix varient fortement d’une laiterie à l’autre. Les principaux acteurs du marché devraient rémunérer les éleveurs entre 405 et 410 € les 1 000 litres, soit 50 à 60 € de moins en un an. Danone devrait se situer entre 425 et 430 €, grâce à une formule de prix qui tient davantage compte du coût de production du lait. Novandie, qui commercialise l’ensemble de son lait sur le marché français, devrait atteindre environ 470 € les 1 000 litres, malgré la pression générale à la baisse.

Dans le Grand Ouest, le prix de base annuel devrait s’établir entre 400 et 430 € les 1 000 litres à la fin de 2026, puis rester proche de cette fourchette au printemps 2027. 

Perspectives 2026-2027 : trois ruptures à anticiper

  1. Le climat

    La sécheresse de 2026 fait craindre un manque de fourrage cet hiver, ce qui pourrait réduire la production laitière et augmenter les coûts d’alimentation. En 2027, le retour potentiel d’El Niño, un phénomène climatique lié au réchauffement des eaux du Pacifique, pourrait également perturber les marchés agricoles.

  2. La santé des troupeaux

    La FCO (fièvre catarrhale ovine) a déjà entraîné un décalage des vêlages et de la production laitière. La situation sanitaire des troupeaux restera un point de vigilance pour les éleveurs.

  3. Le coût des intrants

    Les conflits au Moyen-Orient et en Ukraine entretiennent des incertitudes sur les prix des engrais, du carburant et du plastique, ainsi que sur les coûts de transport. Ces hausses pourraient peser davantage sur les charges des exploitations.

FAQ | Prix du lait en 2026

  • Quel est le prix du lait en 2026 ?

    Le prix de base moyen du lait devrait s’établir entre 415 et 420 € les 1 000 litres sur l’ensemble de l’année 2026, soit une baisse de 40 à 50 € par rapport à 2025.

  • Pourquoi le prix du lait baisse-t-il ?

    La production mondiale de lait reste abondante, avec une hausse de 3,5 % en un an chez les cinq principaux exportateurs. Cette offre importante pèse sur les prix du beurre et de la poudre de lait, réduisant les revenus des laiteries et, par conséquent, le prix payé aux éleveurs.

  • Le prix du lait va-t-il continuer à baisser en 2027 ?

    Le prix de base devrait rester sous pression. Dans le Grand Ouest, il pourrait se situer entre 400 et 430 € les 1 000 litres à la fin de 2026 et au printemps 2027. Son évolution dépendra notamment de la production mondiale, de la demande et des coûts de production

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