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Horticulture et pépinières : conjoncture, marché et perspectives 2026
Berceau historique de l'horticulture française, la Loire-Atlantique voit sa filière du végétal traversée par des dynamiques opposées en 2026. Le paysage progresse (+4,5% du CA au national), mais la production sous serre encaisse un choc énergétique brutal et les fleurs coupées, importées à 85%, subissent la rupture logistique liée au conflit au Moyen-Orient. Cerfrance décrypte les chiffres clés de la filière et les leviers pour préserver marges et trésorerie.
L'horticulture tient-elle le choc en 2026 ? L'essentiel en 30 secondes
La filière française du végétal pèse 16,1Md€ de CA pour 47 148 entreprises, dont 61% dans le paysage, 33% dans la commercialisation et 6% dans la production. Le paysage est le seul maillon en croissance continue (+4,5% de CA), tiré par l'entretien des jardins (+8%) et la clientèle des particuliers (+6%). Mais 2026 impose un effet de ciseau : le chauffage représente jusqu'à 40% des charges d'une serre, la logistique jusqu'à 50% du prix d'un terreau, et la production peine à répercuter ces hausses sur un consommateur ultra-sensible aux prix. Dans le même temps, la production se concentre (-5% des entreprises horticoles/an, mais CA stable) et les difficultés de recrutement s'atténuent sans disparaître (27% d'embauches infructueuses, contre 43% un an plus tôt).
Un marché mondial et européen en recomposition
Le marché mondial des végétaux d'ornement est désormais valorisé à plus de 75 Md€ (AIPH). La Chine domine en surface (environ 65% des 1,3 M d'hectares) mais monte en valeur atteignant près de 30% du marché mondial grâce à une transition technologique rapide qui réduit son écart de rentabilité avec l'Occident.
En Europe, la production de fleurs et plantes atteint 27,2Md€. Les Pays-Bas restent leaders (31% de la valeur) malgré la contraction de leurs surfaces de serres chauffées, tandis que l'Allemagne (+19%) et l'Espagne (+7%) croissent nettement plus vite que la moyenne. La France conserve son 5ème rang (12% de la valeur de l'UE).
La filière française du végétal : le paysage en croissance, la production en concentration
Le paysage : le moteur de la filière
Avec 34 850 entreprises, 8,9Md€ de CA et 144 250 emplois, le paysage est le seul maillon dont la démographie progresse. Sa croissance (+4,5%) est presque entièrement portée par l'entretien (+8%), alors que la création stagne (+2%). Côté clients, le privé (+8%) et les particuliers (+6%) tirent l'activité, mais les marchés publics s'effondrent (-3%). Signal d'attentisme : les intentions d'embauche chutent à 46% (contre 63% auparavant).
La production horticole : moins d'entreprises, une valeur qui tient
On compte 2 741 entreprises horticoles en France (1% des exploitations agricoles seulement), mais 15 545 ETP (équivalents temps plein) : l'un des secteurs agricoles les plus employeurs). Le nombre d'exploitations recule de -5% par an, mais le CA reste stable : la filière se concentre, à l'image de l'ensemble de l'agriculture (moins d'exploitations, mais plus grandes).
La distribution : une dépendance critique aux importations
Le pôle commercial (9 557 entreprises, 5,4Md€) reste marqué par un déficit structurel : plus d'1Md€ d'importations pour seulement 88M€ d'exports. Les végétaux d'extérieur résistent (61% d'origine France), mais les fleurs coupées sont importées à 85%, un point de fragilité majeur en 2026.
Perspectives 2026-2027 : trois ruptures à anticiper
- Souveraineté & relocalisation
Face à la dépendance aux importations (fleurs coupées), la valorisation des labels français (Fleurs de France) devient un levier commercial et carbone (la logistique et les matières premières pèsent 71% des émissions de la filière paysage). - Adaptation variétale et gestion de l'eau
Avec des restrictions d'arrosage récurrentes, la transition vers des gammes moins gourmandes en eau et plus résilientes (canicules, sécheresses, gels tardifs) conditionne le potentiel de production. - Renouvellement des générations
La concentration structurelle impose d'anticiper la transmission et de moderniser/automatiser l'outil de production pour le rendre attractif auprès des repreneurs.
FAQ | Horticulture, pépinières et paysage en 2026
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Le secteur du paysage va-t-il bien en 2026 ?
Oui, c'est le seul maillon de la filière en croissance continue : +4,5% de CA, porté par l'entretien des jardins (+8%) et les particuliers (+6%). Les marchés publics reculent toutefois de 3%.
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Pourquoi les coûts explosent-ils pour les horticulteurs en 2026 ?
À cause du conflit au Moyen-Orient : le chauffage peut représenter 40% des charges d'une serre, et la logistique jusqu'à 50% du prix d'un terreau. La fleur coupée, importée à 85%, subit la hausse du fret.
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La production horticole française est-elle en déclin ?
Le nombre d'entreprises baisse de −5%/an, mais le CA reste stable : le secteur se concentre plutôt qu'il ne décline (exploitations moins nombreuses, mais plus grandes).